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Guinée

Mamadidoit partir.

Près de cinq années après le coup d’État, la transition n’a plus d’excuse. Les promesses ont été trahies, l’espace politique s’est fermé et le pouvoir s’est organisé pour se conserver.

Pourquoi le coup d’État ?

Les problèmes annoncés en 2021 sont encore là.

Le coup d’État avait été justifié par la mauvaise gouvernance, l’injustice, la corruption et le blocage démocratique. Aujourd’hui, les mêmes problèmes demeurent, accompagnés d’enlèvements signalés, de l’affaiblissement de l’opposition et d’un système politique construit autour d’un homme.

Presque cinq ans

Le temps des excuses est terminé.

Cinq ans suffisent pour fixer un cap, publier un agenda mesurable et montrer des résultats dans la vie quotidienne. Aujourd’hui, un État dispose du paiement mobile, de la cartographie satellitaire, de données instantanées, de services numériques et d’outils modernes de suivi des projets.

Le temps politique ne peut pas être évalué comme il y a quinze ans. Les outils permettent de planifier, mesurer et corriger beaucoup plus vite.

La promesse trahie

Il devait organiser le départ. Il a organisé son maintien.

La transition devait être temporaire. Son chef avait promis de ne pas être candidat. Les règles ont changé, l’espace politique s’est fermé et le chef de la transition est devenu le bénéficiaire du processus.

01

Il prend le pouvoir

Au nom de la rupture.

02

Il promet de le rendre

Et s’engage à ne pas être candidat.

03

Il change les conditions

L’opposition est neutralisée et l’espace politique se ferme.

04

Il garde le pouvoir

La transition devient le chemin de sa propre conservation.

La Guinée aujourd’hui

Quatre réalités montrent pourquoi le changement ne peut plus attendre.

Enlèvements, opposition neutralisée, confusion entre l’État et le parti au pouvoir, démocratie verrouillée : ce ne sont pas des détails. Ce sont les signes d’un pouvoir qui refuse l’alternance.

Enlèvements et disparitions

Que devient une société où des voix critiques disparaissent ?

Opposition neutralisée

Peut-on parler de choix sans adversaires libres ?

Parti-État

À qui servent l’administration et les moyens publics ?

Démocratie verrouillée

Une élection suffit-elle quand la compétition est fermée ?

Simandou

Une richesse nationale n’est pas un cadeau personnel.

Simandou existait avant ce régime. Son développement est une avancée économique, mais une mine ne remplace ni un programme de gouvernement, ni la démocratie, ni les résultats du présent.

Notre conclusion

Il a eu le temps. Il a eu le pouvoir. Il doit partir.

Son départ ne résoudra pas à lui seul tous les problèmes de la Guinée. Mais il est devenu la condition nécessaire pour ouvrir une véritable alternance, une compétition politique réelle et des institutions qui ne dépendent pas d’un homme.

Mamadi doit partir. Pas pour changer de maître. Pour mettre fin à la confiscation du pouvoir.

Agir pacifiquement

Choisissez comment agir.

L’action est non violente, citoyenne et organisée.

Informer

Expliquer les faits et confronter les promesses aux résultats.

Documenter

Préserver témoignages, chronologies et sources vérifiables.

Mobiliser

Rassembler pacifiquement la Guinée et la diaspora.

Interpeller

Porter les faits auprès des médias et institutions.

Participer

Chacun peut agir à sa mesure

Informez-vous, documentez, partagez des faits vérifiés ou mettez vos compétences au service d’actions pacifiques.

Rejoindre l’initiative

Participez selon vos possibilités.

Nous

Des citoyens. Pas un nouveau culte de personnalité.

Nous sommes des Guinéens du pays et de la diaspora. Notre objectif immédiat est clair : le départ de Mamadi Doumbouya et la fin du système de conservation du pouvoir construit autour de lui.

Après Mamadi, plus jamais la même erreur.